Karaté Magazine |
| Spécialiste du kata, Joël Carpin est expert dans l’art d’allier technique et maîtrise de soi. Il est toujours sur le fil du rasoir. Dans sa vie privée, c’est pareil.
Il s’ingénie à concilier ses études, ses loisirs et le karaté. Et là aussi, c’est souvent limite. Dans une spécialité comme dans l’autre, Joël est devenu un maître. |
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| Né le 6 mai 1977 à Saint-Denis (Réunion)
Grade : 2e dan Club : Karaté Boxing Club Menton Palmarès : Champion du monde universitaire 2002 Vice champion d’Europe 1998 3e championnats d’Europe 2001, 2003 Champion de France 1994, 1996, 1997, 1998, 2001, 2003 Vice champion de France 1999, 2000 Vainqueur de la Coupe de France 1997, 2000, 2001, 2002, 2e en 1998, 1999, 2003 Champion de France universitaire 2002, 2003 Vainqueur de l’Open de Belgique en 2002 2e Open de Paris 2002, 2003 |
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| "J’aime la vitesse, prévient d’entrée Joël Carpin. J’aime les voitures de courses,les rallyes. J’aime le speed." Nous voilà donc prévenu.
Simplement, ce que le champion de kata avait oublié de nous dire c’est que dans sa vie, c’est la même chose. Vite semble être son maître mot. Surprenant pour ce fils de la Réunion qu’on voyait plutôt prendre son temps, tranquille. « Effectivement, je suis comme ça… mais là-bas. Ici, ce n’est pas possible. Pourtant, j’étais le premier à halluciner lorsque je suis arrivé en 1998. Je voyais les gens courir dans les transports! Je me croyais chez les fous. Je me disais qu’ils devaient être malades de se presser comme ça. Et puis, j’ai commencé à avoir mes premiers retards dus aux transports en commun. Tout est alors devenu plus clair. Il FAUT courir si tu ne veux pas être en retard. Je suis rentré dans le moule. Maintenant, j’ai dû mal à vivre autrement. » Réunionnais de cœur, Parisien d’adoption depuis six ans, Joël, a su prendre la mesure de son environnement. Levé avec le soleil, il ne se couche pas avec lui. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’entre le moment où il quitte son lit et celui où il le retrouve, il n’a pas chômé. Jugez plutôt : « Sitôt levé, je m’habille pour aller courir. Une demi-heure tous les matins sauf en période de grosse préparation. Cela me permet de me mettre dans ma journée. J’enchaîne par des étirements, des abdos et des pompes. Ce n’est qu’ensuite que je rentre prendre une douche et mon petit-déjeuner » Il est à peine huit heures et notre athlète s’apprête maintenant à prendre son vélo pour rallier l’INSEP. Un peu de cyclisme après la course, pourquoi pas ? « Je n’habite pas très loin. Il me faut juste une dizaine de minutes pour m’y rendre. Je me suis dit que le vélo était la meilleure solution. » Notez bien, avant le début de ses cours, à neuf heures, Joël a déjà couru une demi-heure et fait un quart d’heure de vélo. C’est vous dire le rythme qu’il tient. Surtout que la suite de sa journée est loin d’être un long fleuve tranquille. De 9 à 11 heures, il suit des cours de management des métiers du sport, niveau licence. Du physique mais aussi de l’intellect. Surtout que le jeune homme a déjà son idée sur son avenir : « Je pense m’orienter vers le professorat de sport ou le concours technique territorial. Dans l’immédiat, je veux surtout aller jusqu’au bout de mes études et réussir ma carrière sportive. » |
![]() Sourire aux lèvres, Joël est aussi un
modèle de rigueur, celle qui l’amènera peut-être sur un podium mondial en novembre prochain. |
| L'expérience
Scénario : Bruno HOFFER Dessins : Fred ASTIER Télécharger la version PDF |
![]() Gérard Martial
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